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Catégorie «monde» (11.01.07)
Bridgestone Corporation
Sur les plantations de caoutchouc de Bridgestone au Libéria règne une situation proche de l’esclavage. Les familles des travailleurs vivent dans des cabanes en torchis délabrées. Elles sont obligées de faire travailler leurs enfants. En extrayant le caoutchouc, adultes et enfants entrent quotidiennement en contact avec des produits toxiques, ce qui porte gravement préjudice à leur santé. Leurs conditions de vie sont, par ailleurs, péjorées par les eaux usées issues des installations de traitement du caoutchouc de Bridgestone. Le cours d’eau tout proche est tellement pollué que seule une espèce de poisson a pu y survivre. Bridgestone exploite sans vergogne les ressources naturelles et la population du Libéria. Les matières premières sont sorties du pays pour être épurées, ce qui ôte au Libéria toute possibilité de créer de la plus-value.| Télécharger le dossier (0.10 MB) |
IKEA Groupe
Tout le monde connaît Ikea. Mais quelle est son identité? Une entreprise suédoise? Non, une toile complexe d’entreprises, de holdings et de fondations, propriétés d’une fondation néerlandaise. La Stichting Ingka Foundation (SIF), créée en 1982 par le fondateur d’Ikea Ingvar Kamprad, possède le Ingka Holding Group qui exploite 210 des 240 magasins d’ameublement Ikea de part le monde. Selon « The Economist », la SIF pèse actuellement 36 milliards de dollars US et est ainsi la fondation la plus riche du monde.Contrairement à d’autres fondations qui promeuvent, par exemple, des programmes des Nations Unies, la SIF permet à Kamprad d’échapper au fisc. Aux Pays-Bas, la SIF est enregistrée comme organisation à but non lucratif. Elle est donc exemptée d’impôts. Malgré tout, Ikea continue de déployer tous les moyens légaux afin de minimiser ses impôts. Payer ses impôts constitue pourtant un aspect central de la responsabilité sociale d‘une entreprise.
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Trafigura Beheer B.V.
En août 2006 à Abidjan en Côte d’Ivoire, un tanker affrété par Trafigura Ltd. a déchargé une cargaison nauséabonde: des déchets toxiques constitués d’un mélange d’eau, de carburants et de soude. Ces déchets furent déposés à ciel ouvert dans plusieurs décharges de la ville où ils dégagèrent des gaz mortels. Par la suite, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont dû consulter des centres de santé locaux et au moins six personnes sont mortes. L’ampleur du scandale n’est pas encore connue avec certitude. Les enquêtes en cours sont d’autant plus difficiles à mener que Trafigura est une société opaque et particulièrement discrète. Une plainte a été déposée contre elle à Londres au nom des victimes d’Abidjan.| Télécharger le dossier (95 KB) |


