Public Eye on Davos 2002
Déclaration du Public Eye on Davos: Pour réguler les activités des entreprises (04.02.02)
Déclaration du Public Eye on Davos: Pour réguler les activités des entreprises
Présenté par The Public Eye on Davos lors de sa conférence à New York, le 31 janvier 2002.
Cette déclaration sera également présentée lors de la deuxième réunion préparatoire du Sommet de la Terre des Nations Unies (Johannesburg), qui se tiendra à New York du 28 janvier au 8 février.
Cette déclaration sera également présentée lors de la deuxième réunion préparatoire du Sommet de la Terre des Nations Unies (Johannesburg), qui se tiendra à New York du 28 janvier au 8 février.
| Déclaration du Public Eye on Davos: Pour réguler les activités des entreprises (58 KB) |
Appel aux gouvernements
The Public Eye on Davos appelle les gouvernements se réunissant au Sommet de la Terre à Johannesburg en août 2002, à entamer la négociation d'un accord intergouvernemental visant à imposer aux entreprises des règles contraignantes en matière de transparence et
de responsabilité. The Public Eye on Davos appelle également les gouvernements et les organisations internationales à appliquer et à renforcer les règles et structures existantes afin de soutenir la démocratie, l’équité sociale et le développement durable.
Appel au Forum Economique Mondial
The Public Eye on Davos appelle le Forum Economique Mondial et ses membres à promouvoir la présente déclaration.
Responsabilité des entreprises
Les Etats doivent s’assurer que les entreprises respectent les objectifs nationaux et internationaux de développement durable et de justice sociale. Jusqu'à présent, les engagements pris par les grandes sociétés restent vagues et insuffisants.
Alors que ces dix dernières années, les grandes firmes ont accru leur pouvoir économique et leur influence politique, elles ne se sont engagées qu'accessoirement en faveur du développement durable et de la justice sociale. Les cas de violation des droits humains et environnementaux découlant de leurs activités restent nombreux. Cet échec est directement imputable à l’absence de normes obligeant les entreprises à assumer leur responsabilité envers la société et l'environnement.
Afin que leurs engagements soient crédibles, les entreprises doivent se soumettre au contrôle démocratique et cesser de s'opposer aux réformes du système économique et juridique dans lequel elles opèrent. A cet effet, nous appelons la communauté internationale à négocier un accord intergouvernemental imposant aux entreprises des
règles contraignantes en matière de transparence et de résponsabilité. Nous appelons également le Forum Economique Mondial à soutenir cette initiative.
Le Forum Economique Mondial se targue d'oeuvrer en faveur de la responsabilité des entreprises, du développement durable et de la lutte contre la pauvreté. Mais, nombre de ses membres influents continue en coulisse de s'engager contre ces mêmes objectifs.
Pour que les déclarations du Forum Economique Mondial puissent être prises au sérieux, ce dernier doit cesser toute résistance aux mesures globales destinées à promouvoir une réelle responsabilité des entreprises.
Les entreprises doivent être soumises à des obligations sociales et environnementales. Toutes les parties prenantes, telles que les communautés locales et les employés, devraient être dotées de droits leur permettant de contester les activités d'entreprises qui menacent leurs intérêts. Les entreprises coupables d'infraction criminelle doivent être soumises au droit national et international et en conséquence être passibles de sanctions effectives.
Pour que la concurrence incite effectivement les entreprises à adopter un comportement responsable, il est impératif que toutes les entreprises, sans exception, aient l'obligation de respecter les droits humains et l'environnement.
Le Sommet mondial sur le développement durable (Sommet de la Terre) offre aux Etats l'occasion de répondre aux appels à une responsabilité réelle des entreprises. Il s’agit là d’une condition nécessaire pour que l'idéal du développement durable devienne réalité.
Responsabilités de la communauté internationale
Tout processus de décision à l'échelle nationale et internationale doit se conformer aux principes de transparence, de responsabilité et de démocratie. Les discussions et les décisions qui relèvent de l'intérêt public doivent se tenir au sein d'institutions qui respectent ces principes. A ce titre, l'ONU est la seule organisation internationale existante fondée sur la représentativité universelle (au niveau des Etats). Son rôle doit être renforcé et son fonctionnement doit être plus démocratique, juste et efficace.
L’influence que les entreprises transnationales exercent sur l’ONU doit être réduite. L’ONU doit notamment renoncer au "Global Compact" qui établit un partenariat ONU-entreprises. Les Etats doivent s’engager à établir des règles contraignantes destinées aux entreprises. l’ONU doit être chargée de mettre en place les institutions nécessaires à contrôler le respect et la mise en oeuvre de ces règles. Afin d'atteindre les objectifs de paix, de justice
et la durabilité , l'ONU est également appelée à consulter la société civile.
Organisations qui soutiennent la déclaration 2002 du Public Eye:
Allemagne
Daniel Mittler
BUND/Friends of the Earth
Autriche
Hans Peter Graß
Friedensbüro Salzburg
Andreas Rennert
Plattform “Against racism”
Australie
Cam Walker
Friends of the Earth Australia
Les Mac Donald
United Care Ageing and Disability Service/Uniting Church Australia
Bangladesh
Arup Rahee
LOKOJ
Belgique
Alexandra Wandel
Friends of the Earth Europe
Steve Emmot
Greens, European Free Alliance Group/European Parliament
Carole Crabbe
Magasins du monde-Oxfam
Bendedicte Allaerte
Women in Development Europe
Cameroun
Christine Andela
Dialogues
Canada
Anuradha Mittal
Food First/Institute for Food&Development
Colombie
Alberto Yepes
Corporacíon Regíon
Costa Rica
Manuel Chiriboga
Asociacion Latinoamericana de Organizaciones de Promocion
Babriel Rivas-Ducca
Coecoceiba/Friends of the Earth
Danemark
Pernille Hagedorn-Rasmussen
Noah - Friends of the Earth-Denmark
Egypte
Said Samir
Roxy Research Center
Espagne
Carola Reintjes
IDEAS/Fair trade
États-Unis
Peter Stone
Anarchist Action of Rochester
Prof. John B. Cobb Jr.
Claremont School of Theology
Kenny Bruno
Corpwatch
Rev. Walter Stark
Cumberland Countians for Peace & Justice/United Church of Christ and
Network for Environmental & Economic Responsibility
John Gershman
Interhemispheric Resource Center
Mélanie Purser-Compte,
Maryknoll Fathers/Brothers
Cathy Rowan
Maryknoll Mission Association of the Faithful
Andrew George
National Forest Protection Alliance
Jeffrey Ballinger
Press for Change
Sandy Buffett
The Nautilus Institute for Security&Sustainable Development
France
Sébastien Godinot
Amis de la Terre/Friends of the Earth
Grande-Bretagne
Christopher Keene
Anti-Globalisation Network
Mark Curtis
Christian Aid
John D. Clark
London School of Economics
Clare Joy
World Development Mouvement
Grèce
Vangelis Stoyannis
Nea Ecologia/Frends of the Earth
Hongrie
Viola Ferjentsik
BUDS Foundation for Human and Nature Protection
Inde
D. Narasimha Reddy
Centre for Resource Education
Ashish Kothari - Kalpavriksh
Enironmental Action Group
Shripad Dharmadhikary
Mathan Research Centre
M.K. Sukumar
Narmada Bachao Andolan
Ammu Abraham
Women’s Centre Bombay
Indonésie
Committee of Workers for Reform Action, KOBAR
Riza V. Tjahjadi
PAN Indonesia
Kenya
Grace Akumu
Climate Network Africa
Reginald Nalugada
Social Research Network Center
Lettonie
Fanija Bluma
Green Liberty
Luxembourg
Mike Mathias
Action Solidarité Tiers Monde
Mexique
Elena Lazos Chavero
IIS-UNAM
Scott Robinson
University Metropolitana
Pakistan
Naeem Iqbal
SUNGI Development Foundation
Pays-Bas
Wiert Wiertsema
Both ENDS
Clean Cloth Campaign
Adam Ma’anit
Corporate Europe Observatory
Gerard Oonk
India Commitee of the Netherlands
Anneke van Luijken
IRENE
Fiona Dove
Transnational Institute
Marileen Reinders
University of Utrecht
Philippines
Joan Carling
Cordillera People’s Alliance
Gigi Francisco
Gender & Trade Network Asia
Arze Glipo
Integrated Rural Development Foundation
Jayson Cainglet
Resource Center for People’s Development
Victoria Tauli-Corpuz
Tebtebba Foundation
Slovénie
Jura Zamkovsky
Center for Environmental Public Advocacy/Friends of the Earth
Suisse
Denis von der Weid
Antenna International
Theo Buss
Bread for All
Marianne Hochuli
Erklärung von Bern
Fédération genevoise de coopération, Switzerland
Brian Mac Call
Geneva Federation for Development Cooperation
Gruppe Schweiz ohne Armee
Marc Steinlin
Helvetas
Mélanie Purser-Comte
International Federation Terre des Hommes
Beat Dietschy
Kommission für Gerechtigkeit Frieden und Bewahrung der Schöpfung
Prof. Mario von Cranach
Netzwerk für sozial verantwortliche Wirtschaft
Miriam Behrens
Pro Natura/Friends of the Earth-Switzerland
Barbara Heiler
Service Civil International
Brigitte Anderegg
Solifonds
Peter Brey
Terre des Hommes Foundation
Prof. Ulli Steinlin
University of Basle
Tchèque (République)
Pavel Pribzl,
Hnuti Duha/Friends of the Earth
Thaïlande
Walden Bello
Focus on the Global South
Zimbabwe
Yash Tandon
International South Group
The Public Eye on Davos appelle les gouvernements se réunissant au Sommet de la Terre à Johannesburg en août 2002, à entamer la négociation d'un accord intergouvernemental visant à imposer aux entreprises des règles contraignantes en matière de transparence et
de responsabilité. The Public Eye on Davos appelle également les gouvernements et les organisations internationales à appliquer et à renforcer les règles et structures existantes afin de soutenir la démocratie, l’équité sociale et le développement durable.
Appel au Forum Economique Mondial
The Public Eye on Davos appelle le Forum Economique Mondial et ses membres à promouvoir la présente déclaration.
Responsabilité des entreprises
Les Etats doivent s’assurer que les entreprises respectent les objectifs nationaux et internationaux de développement durable et de justice sociale. Jusqu'à présent, les engagements pris par les grandes sociétés restent vagues et insuffisants.
Alors que ces dix dernières années, les grandes firmes ont accru leur pouvoir économique et leur influence politique, elles ne se sont engagées qu'accessoirement en faveur du développement durable et de la justice sociale. Les cas de violation des droits humains et environnementaux découlant de leurs activités restent nombreux. Cet échec est directement imputable à l’absence de normes obligeant les entreprises à assumer leur responsabilité envers la société et l'environnement.
Afin que leurs engagements soient crédibles, les entreprises doivent se soumettre au contrôle démocratique et cesser de s'opposer aux réformes du système économique et juridique dans lequel elles opèrent. A cet effet, nous appelons la communauté internationale à négocier un accord intergouvernemental imposant aux entreprises des
règles contraignantes en matière de transparence et de résponsabilité. Nous appelons également le Forum Economique Mondial à soutenir cette initiative.
Le Forum Economique Mondial se targue d'oeuvrer en faveur de la responsabilité des entreprises, du développement durable et de la lutte contre la pauvreté. Mais, nombre de ses membres influents continue en coulisse de s'engager contre ces mêmes objectifs.
Pour que les déclarations du Forum Economique Mondial puissent être prises au sérieux, ce dernier doit cesser toute résistance aux mesures globales destinées à promouvoir une réelle responsabilité des entreprises.
Les entreprises doivent être soumises à des obligations sociales et environnementales. Toutes les parties prenantes, telles que les communautés locales et les employés, devraient être dotées de droits leur permettant de contester les activités d'entreprises qui menacent leurs intérêts. Les entreprises coupables d'infraction criminelle doivent être soumises au droit national et international et en conséquence être passibles de sanctions effectives.
Pour que la concurrence incite effectivement les entreprises à adopter un comportement responsable, il est impératif que toutes les entreprises, sans exception, aient l'obligation de respecter les droits humains et l'environnement.
Le Sommet mondial sur le développement durable (Sommet de la Terre) offre aux Etats l'occasion de répondre aux appels à une responsabilité réelle des entreprises. Il s’agit là d’une condition nécessaire pour que l'idéal du développement durable devienne réalité.
Responsabilités de la communauté internationale
Tout processus de décision à l'échelle nationale et internationale doit se conformer aux principes de transparence, de responsabilité et de démocratie. Les discussions et les décisions qui relèvent de l'intérêt public doivent se tenir au sein d'institutions qui respectent ces principes. A ce titre, l'ONU est la seule organisation internationale existante fondée sur la représentativité universelle (au niveau des Etats). Son rôle doit être renforcé et son fonctionnement doit être plus démocratique, juste et efficace.
L’influence que les entreprises transnationales exercent sur l’ONU doit être réduite. L’ONU doit notamment renoncer au "Global Compact" qui établit un partenariat ONU-entreprises. Les Etats doivent s’engager à établir des règles contraignantes destinées aux entreprises. l’ONU doit être chargée de mettre en place les institutions nécessaires à contrôler le respect et la mise en oeuvre de ces règles. Afin d'atteindre les objectifs de paix, de justice
et la durabilité , l'ONU est également appelée à consulter la société civile.
Organisations qui soutiennent la déclaration 2002 du Public Eye:
Allemagne
Daniel Mittler
BUND/Friends of the Earth
Autriche
Hans Peter Graß
Friedensbüro Salzburg
Andreas Rennert
Plattform “Against racism”
Australie
Cam Walker
Friends of the Earth Australia
Les Mac Donald
United Care Ageing and Disability Service/Uniting Church Australia
Bangladesh
Arup Rahee
LOKOJ
Belgique
Alexandra Wandel
Friends of the Earth Europe
Steve Emmot
Greens, European Free Alliance Group/European Parliament
Carole Crabbe
Magasins du monde-Oxfam
Bendedicte Allaerte
Women in Development Europe
Cameroun
Christine Andela
Dialogues
Canada
Anuradha Mittal
Food First/Institute for Food&Development
Colombie
Alberto Yepes
Corporacíon Regíon
Costa Rica
Manuel Chiriboga
Asociacion Latinoamericana de Organizaciones de Promocion
Babriel Rivas-Ducca
Coecoceiba/Friends of the Earth
Danemark
Pernille Hagedorn-Rasmussen
Noah - Friends of the Earth-Denmark
Egypte
Said Samir
Roxy Research Center
Espagne
Carola Reintjes
IDEAS/Fair trade
États-Unis
Peter Stone
Anarchist Action of Rochester
Prof. John B. Cobb Jr.
Claremont School of Theology
Kenny Bruno
Corpwatch
Rev. Walter Stark
Cumberland Countians for Peace & Justice/United Church of Christ and
Network for Environmental & Economic Responsibility
John Gershman
Interhemispheric Resource Center
Mélanie Purser-Compte,
Maryknoll Fathers/Brothers
Cathy Rowan
Maryknoll Mission Association of the Faithful
Andrew George
National Forest Protection Alliance
Jeffrey Ballinger
Press for Change
Sandy Buffett
The Nautilus Institute for Security&Sustainable Development
France
Sébastien Godinot
Amis de la Terre/Friends of the Earth
Grande-Bretagne
Christopher Keene
Anti-Globalisation Network
Mark Curtis
Christian Aid
John D. Clark
London School of Economics
Clare Joy
World Development Mouvement
Grèce
Vangelis Stoyannis
Nea Ecologia/Frends of the Earth
Hongrie
Viola Ferjentsik
BUDS Foundation for Human and Nature Protection
Inde
D. Narasimha Reddy
Centre for Resource Education
Ashish Kothari - Kalpavriksh
Enironmental Action Group
Shripad Dharmadhikary
Mathan Research Centre
M.K. Sukumar
Narmada Bachao Andolan
Ammu Abraham
Women’s Centre Bombay
Indonésie
Committee of Workers for Reform Action, KOBAR
Riza V. Tjahjadi
PAN Indonesia
Kenya
Grace Akumu
Climate Network Africa
Reginald Nalugada
Social Research Network Center
Lettonie
Fanija Bluma
Green Liberty
Luxembourg
Mike Mathias
Action Solidarité Tiers Monde
Mexique
Elena Lazos Chavero
IIS-UNAM
Scott Robinson
University Metropolitana
Pakistan
Naeem Iqbal
SUNGI Development Foundation
Pays-Bas
Wiert Wiertsema
Both ENDS
Clean Cloth Campaign
Adam Ma’anit
Corporate Europe Observatory
Gerard Oonk
India Commitee of the Netherlands
Anneke van Luijken
IRENE
Fiona Dove
Transnational Institute
Marileen Reinders
University of Utrecht
Philippines
Joan Carling
Cordillera People’s Alliance
Gigi Francisco
Gender & Trade Network Asia
Arze Glipo
Integrated Rural Development Foundation
Jayson Cainglet
Resource Center for People’s Development
Victoria Tauli-Corpuz
Tebtebba Foundation
Slovénie
Jura Zamkovsky
Center for Environmental Public Advocacy/Friends of the Earth
Suisse
Denis von der Weid
Antenna International
Theo Buss
Bread for All
Marianne Hochuli
Erklärung von Bern
Fédération genevoise de coopération, Switzerland
Brian Mac Call
Geneva Federation for Development Cooperation
Gruppe Schweiz ohne Armee
Marc Steinlin
Helvetas
Mélanie Purser-Comte
International Federation Terre des Hommes
Beat Dietschy
Kommission für Gerechtigkeit Frieden und Bewahrung der Schöpfung
Prof. Mario von Cranach
Netzwerk für sozial verantwortliche Wirtschaft
Miriam Behrens
Pro Natura/Friends of the Earth-Switzerland
Barbara Heiler
Service Civil International
Brigitte Anderegg
Solifonds
Peter Brey
Terre des Hommes Foundation
Prof. Ulli Steinlin
University of Basle
Tchèque (République)
Pavel Pribzl,
Hnuti Duha/Friends of the Earth
Thaïlande
Walden Bello
Focus on the Global South
Zimbabwe
Yash Tandon
International South Group


